la-marque.com

Introduction

Properties of commercial, political and religious brands

The "Nation brand"

Caractéristiques des consommateurs

Logos of the Brands of French political parties

Distribution of shareholders of Brands...

When Public services become a commercial Brand

Ten countries' emblems

National mottos

Commercial Brands' tag lines

The Brand - Some words to say it

The Brand: a substance, a phenomenon...

Brands: Autonomy and man's freedom

The Brand of uncertanty

Comprehension and validity of Brand language

Choosing one's language : brand or products

The Brand and its perennial nature

"Branding" of the distributors

The projected image of a Brand

The Brand's colours, sounds, smells, tastes and feel

The Brand and sustainable development

Exchange between commercial and ONG Brands in a globalised democratic world

Branded molecules and generic medecine

Brands and "naming"

Advergaming, play with Brands

Advertainment, a way for telling the story of a brand

The tandem - Brand and stars

Dernière mise à jour : 12 mars 2016
Date de publication : avril 2007

La Marque nation

Introduction
Le chemin qui mène de la carte d'identité à l'identité
L'habitus chez les Marques nation
L'identité de la Marque nation
La Marque France
Une Marque nation européenne ?
Quels facteurs fragilisent la « Marque nation » ?
Quels facteurs renforcent la « Marque nation » ?
Commémorer pour renforcer l'identité de la Marque nation
Notation des Etats
La « Marque nation » est-elle forte d’un futur ?
Notes

La nation est un processus. Il commence d'une manière informelle, non consciente puis se fige à l'intérieur de frontières. Ce long processus, fruit de l'histoire, de la transmission, de la législation et de l'organisation du territoire a préfacé l'image d'une identité nationale qui se réforme au contact de l'expérience intime de chacun. Le lien social s'est ainsi nationalisé à la fin XIXe siècle et la solidarité est dès lors passée du local à l'Etat.
Une nation se caractérise par son histoire(3), sa géographie, sa langue(1), sa culture, ses institutions et son économie.
La nation est souveraine, elle affirme sa volonté face à la fatalité. C'est une construction intellectuelle, un cadre d'expression politique, démocratique ou autocratique, voire religieux. Rappelons ici que la monarchie fonctionne sur l'honneur, la république sur la vertu, la tyrannie sur la peur, la religion sur la croyance et qu'il y a régime totalitaire lorsqu'il y a gouvernement par la terreur.

Le chemin qui mène de la carte d'identité à l'identité

On est et l'on naît, toujours (de) quelque part, les Marques commerciales, religieuses, nation, en sont des exemples. Elles possèdent chacune un point d'origine enrichie d'une culture. Pour les citoyens, c'est le même principe. Notre identité nous identifie et nous différencie, bien qu'elle change tout au long de notre parcours notre identité cherche à se maintenir en dépit des événements. En cela, elle s'oppose à l'identité invariable que l'on accorde aux choses inertes, identifiables et réidentifiables dans le temps. Ce chemin qui mène de la carte d'identité vers l'identité est éminemment personnel, car la mémoire des signes et des récits que l'on acquiert est différente selon qu'on est autochtone ou ressortissant étranger. En conséquence de quoi l'identité nationale varie au gré de la composition de la population.
S'égarer sur le chemin qui mène à la nationalité fragilise l'intégration tandis que l'éventualité d'être déchu de sa nationalité renforce celle-ci dans son statut de privilège aux yeux de l'étranger et de droit pour l'autochtone.

L'habitus chez les Marques nation : schèmes de perception, de pensée et d'action

Nous sommes les sujets des Marques nation : des consommateurs socialisés, précâblés, porteurs de structures sociales qui regardons le monde avec les yeux de notre culture. Notre éducation émane de la famille, de l'école, de l'environnement professionnel... Nous avons intégré lentement des manières de penser, de sentir et d'agir au fil d'apprentissages (orthographe, grammaire, code civil, code de la route, calendrier...) qui furent sanctionnées par des certifications, des diplômes puis répétées sans fin. Ces manières perdurent dans nos comportements de consommateur et génèrent de nouvelles pratiques. Ces habitudes acquises expliquent pour partie la similitude des réponses dans les approches sensorielles - cognitives et réactives des citoyens. Ceci nous invite à conclure que la Marque Nation existe à l'état intériorisé chez les consommateurs et que ceux-ci sont nationalisés tout au long de leur parcours. Cette collaboration est consciente ou non, voulue ou accordée.

L'identité de la Marque nation, ses caractéristiques, ses singularités

La Marque nation figure l'unité et la puissance d'une société d'individus représentée par un parlement élu au suffrage des citoyens. Elle intègre des pluralités pacifiées dans une continuité historique dont les ardeurs belliqueuses sont contenues et sublimées dans les confrontations sportives. Cette identité nationale s'agrège au fil d'une expérience commune pour devenir une mémoire publique.
La Marque nation place l'Etat en tant qu'institution au-dessus des composantes du monde social et les réglemente.
Son action s'exerce dans le meilleur des cas dans l'intérêt général avec l'aide du service public dont elle se dote. Elle construit avec et pour les citoyens des règles de vie en société faites de droits et de devoirs (lois) dont l’intérêt bien compris entre les individus est l'un des enjeux.
On peut considérer l'identité de la nation comme fixiste ou comme une essence. Qu'on l'appréhende comme une construction permanente ou fixiste, l'identité nationale se doit de conserver un degré de mobilité et de variabilité pour continuer à assumer ses fonctions et dans le meilleur des cas être plébiscitée par ses citoyens. C'est en persévérant dans son être, plus ou moins consciente d'elle-même que se forge la communauté nationale pour aboutir à une Marque nation
. Pour cela elle prend parfois les formes d'identités meurtrières pour confondre la terre avec le sang et devenir la terre des morts.

Suivent ici les caractéristiques que partagent pour certaines d'entre elles la Marque nation avec les Marques commerciales et religieuses :
– Elle recherche la visibilité et atteste d’une possession
– Son projet est collectif, basé sur l'intérêt national, l'intérêt général des citoyens
– Elle se construit avec et depuis des individus aux identités multiples
– Elle constitue un repère spatial et temporel
– Elle protège les hommes contre les doutes, en fondant un univers familier et intime
– Elle fournit un appui pour vivre le quotidien à des citoyens qui sont susceptibles de partager les mêmes valeurs et resserre ainsi le lien social
– Elle fédère les énergies humaines et accompagne les changements que la communauté génère
– Elle intègre ce qu’elle rencontre (acculturation)
– Elle favorise le développement économique, social et culturel
– Elle laisse une empreinte dans les esprits et parfois sur les corps
– Elle donne chair à des idées, charnelle, elle devient porteuse des aspirations et des sentiments humains
– Elle possède comme toutes les autres Marques son représentant en la qualité du Chef de l’Etat pour la France
– Elle est structurée hiérarchiquement
– Elle exerce ses fonctions dans une architecture construite à son intention
– Elle est animée par un désir d’expansion qui par le passé s’est traduit par le colonialisme et dont l’une des formes actuelles est le patriotisme économique
– Elle superpose au réel le symbolique
– Elle s'est construite une identité visuelle sous la forme d'un logotype et d'une devise au son d'un hymne national qui ranime le sentiment patriotique
– Elle édite des signes identitaires : drapeau, vêtements...
– Elle détient des médias : presse, radio, télévision, sites Internet
– Elle possède son propre patrimoine historique, architectural, culturel (ses artistes...)
– Elle s’appuie pour construire son projet citoyen sur les Idées et les principes
– Elle identifie ses citoyens à l'aide de documents administratifs tels que la carte d'identité, le passeport...

La Marque France

En évoquant la Marque France, nous viennent à l'esprit pêle-mêle :
– la liberté, la démocratie
– son territoire avec ses frontières (naturelles)
– sa situation géographique, province de l'Europe
sa langue avec ses écrivains, ses artistes
– la Révolution française de 1789
– la laïcité (De civilisation chrétienne et d'obédience catholique à son début elle évolue vers la laïcité pour aboutir en 1905 à la séparation de l'Eglise et de l'Etat.)
– les principes universalistes
– son "découpage" administratif en départements et régions
– son attachement au terroir
– son droit du sol
– le rôle de l'Etat dans la vie économique
– ses rois, ses empereurs, ses hommes d'Etat : Louis XIV, Napoléon
– ses monuments : la Tour Eiffel, le château de Versailles, Le Louvre, ses nombreux clochers...
sans oublier sa cuisine, son vin et ses produits de luxe... le tout, incarné par un buste de femme "Marianne" avec pour devise "liberté, égalité, fraternité" au son d'un hymne national patriotique "La Marseillaise", drapeau bleu blanc rouge flottant au vent.
La nation française(4) repose sur une continuité dynastique, territoriale, historique. Elle a connu plusieurs identités nationales : l’identité royale féodale, l’identité monarchique, l’identité révolutionnaire, l’identité républicaine et pour finir l’identité démocratique.
Ses règles reposent sur la Constitution, légitimée par la souveraineté populaire. Ses représentants votent des lois qui donnent aux citoyens des droits et les soumettent à des devoirs dans un territoire délimité par des frontières, tandis que son influence intellectuelle, économique et morale quant à elle s’étend à l’étranger. La France est perçue comme une nation où l’Etat est fortement présent et centralisateur.

Les Marques nation de l'Europe peuvent-elles être réunies pour former une nation européenne ?

Pour définir une Marque européenne il faudrait pouvoir isoler les composants élémentaires qui servent de base à sa description et évaluer le degré d'homogénéité et d'hétérogénéité de cette Marque nation européenne. Autant dire qu'avec la variété des figures à laquelle la Marque européenne renvoie elle aura quelques difficultés à remplacer dans le coeur des citoyens le nom de leurs nations réciproques.
Si l'on évalue la constitution d'une Marque nation à partir du degré de patriotisme des individus la probabilité est faible qu'une nation européenne voit le jour, car le patriotisme européen existe peu.

Quels facteurs fragilisent la « Marque nation » ?

– L’idéologie des droits de l’homme qui se réclame de la civilisation et non pas de la nation. En acceptant les principes universels des droits de l’homme, les peuples acceptent par voie de conséquences que les particularités de leurs nations s’amenuisent aux risques de ne plus reconnaître leurs places dans le concert des nations.
– La monnaie unique européenne pour les pays de l’Union européenne qui ont adopté cette monnaie d’échange
– L’insertion dans un espace européen qui effrite quelques-unes des prérogatives des États nations
– La décentralisation
– L’effacement des frontières
– Le mouvement "no border(s)"
– La mondialisation ou globalisation
– L’affaiblissement des formes d’autorité (famille, églises, partis…)
– La perte des coutumes et des traditions
– La paix
– La suppression du service militaire en France
Le citoyen qui joue sa partie dans la société rechigne à défendre le modèle de sa Marque nation jusqu'au sacrifice de sa vie(2). Les Français ne veulent plus mourir pour leur nation, mais ils y sont attachés affectivement et sont nostalgiques d’une représentation fantasmé d’une époque révolue.
– Le syncrétisme
– L'individu plongé dans un bain mondialisé de culture, d'appétit d'informations, d'émotions qui recherche pardoxalement refuge dans une identité de proximité
– Les communautés, le multiculturalisme, les diversités qui s'additionnent. Les individus tendent à se définir en premier lieu comme appartenant à des communautés sans qu’ils éprouvent la nécessité que celle-ci soit subsumée dans une superstructure qui serait la nation ou qu’ils la revendiquent en tant qu’appartenance. Dans ces conditions on peut se poser la question de savoir si les valeurs qui composent le moi de chaque communauté peuvent rencontrer le nous de la Marque nation ?

Quels facteurs renforcent la « Marque nation » ?

– Le principe que la souveraineté réside dans la nation
– Ses racines dotées d’un riche passé
– La fierté des peuples, le sentiment national
– Son assise
– Son identification à un modèle, pour les Français : universaliste, providentialiste (protection sociale, santé, sécurité, éducation, justice comme droit aux citoyens)
– Son patri(e)moine : architectural, ses écrivains, ses héros (2)...
– Sa langue avec sa capacité d’intégration
– L'enseignement de son histoire nationale et de sa géographie
– Ses frontières stables
– Ses institutions avec son armée
– Son terroir, bien que l’on ne sache plus s’il est local, régional, national, européen ou mondial 
– Sa peur de la mondialisation qui provoque un repli derrière les frontières. Les citoyens se sentent menacés, les populations demandent à leur Etat nation plus de protection économique et sociale
– Ses supports identitaires : carte d'identité, passeport, timbres, médailles, drapeau, vêtements...
– Ses médias nationaux
– Les rencontres sportives internationales
– Les liens entre l'Etat et les établissements financiers dans un espace d'échanges économiques mondialisé
– Etc.

Commémorer pour renforcer l'identité de la Marque nation

L'identité se fonde sur la mémoire. Quand l'identité d'un Etat est stable et univoque, la mémoire des citoyens peut s'y référer sans équivoque pour dire ce qu'ils sont, mais, lorsque le doute s'installe, les identités vacillent. L'illusion serait alors de croire que l'on peut construire une mémoire qui parlerait d'une même voix à un moment où à l'intérieur de la nation s'opposent des identités irréductibles les unes aux autres. Pour rappeler à chacune d'entre elles le socle commun de la Marque nation les commémorations d'événements passés se voient attribuer une place dans le présent. Elles luttent ainsi contre l'oubli et renforcent l'identité des Marques nation. Mémoire sélective, hiérarchisée, les commémorations réactivent le sentiment de puissance. On les choisit pour leurs exemplarités et les valeurs qu'incarnent leurs héros. Choix politique et moment symbolique d'exercice du pouvoir, les commémorations se multiplient quand les mémoires sont concurrentes et que l'avenir n'apparaît plus aussi clair et radieux qu'au temps des promesses. Elles rappellent à chacun d'entre nous nos engagements de citoyen vis-à-vis de la collectivité. Entre subir son passé ou lui faire une place, elles contribuent à le représenter au présent pour préparer le futur. Grandiose ou intimiste ces célébrations sont la lumière de l'histoire qu'elles mettent en scène. A celles-ci l'on peut ajouter les journées du patrimoine qui offrent aux visiteurs l'opportunité de visiter l'héritage architecturale de la nation.
La mémoire qu'elle soit glorieuse ou mitée fonctionne dialectiquement avec l'oubli qui l'accompagne. Qui je suis, d'où je viens où je vais... le temps avance et l'on ne sait plus comment. Au prisonnier du passé apparaît alors la nécessité d'apprendre l'oubli pour préserver sa santé en évitant de rejouer sans cesse les scènes pénibles d'un passé tragique.
Recueil des commémorations nationales

Notation des Marques nation

Les indicateurs pris en compte concernent (ESG) l'environnement, le social/sociétal, la gouvernance avec des variables multiples comme l'indépendance de la justice et la liberté de la presse, les inégalités de revenu pour le social/sociétal, etc. Les ONG se révèlent une source privilégiée dans ce domaine.
Perception de la corruption
Empreinte écologique

La « Marque nation » est-elle forte d’un futur ou n’est-elle qu’une forme transitoire ?

La Marque nation s'inscrit dans un temps long contrairement aux événements fugitifs et aux consommateurs qui sont mortels. Cette constatation l'invite à définir un projet porteur de valeurs à laquelle une communauté la plus large pourrait adhérer. Ces valeurs changent au fil des siècles et modifient le modèle de la Marque nation.
Les nations aux racines anciennes, dotées d’un riche passé possèdent des assises stables, mais ne sont pas perçues comme «créatives de possibles». Le temps immobile qui les habite réconforte leurs populations en leur donnant l’impression d'éternité, pourtant l’ébranlement des idéologies (le communisme), les réfugiés sur les routes à la recherche d'un pays d'accueil, l'affaiblissement de l’identité nationale, les conséquences économiques et sociales de la mondialisation frappent à leurs portes. Celles-ci s'ouvrent sur le démembrement de nations : URSS, Yougoslavie, Soudan... mais aussi parfois sur la réunification de certaines d'entre elles : l'Allemagne.
La nation, la raison et la civilisation marchaient du même pas avec le mouvement des Lumières du XVIIIe siècle, mais le colonialisme, l’État des nazis, le stalinisme et d’autres épisodes tragiques ont porté préjudice aux valeurs des nations qui sont perçues comme des nationalismes antagonistes à l’idéologie des droits de l’homme et des communautés. Pour conséquences :
– L'attachement des citoyens devient interrogatif. "L'idéal est devenu un vague attachement. Il concerne des bribes de sens en compétition avec d'autres... (Chantal Delsol)".
– Le sentiment national a changé de cadre et de forme d’expression avec : l’Europe, le monde musulman qui se présente comme nation musulmane, la décentralisation, l’effacement des frontières, Internet... La France paysanne et les traditions quant à elles disparaissent, les modes de vie se modifient.
Aussi est-il légitime de se demander si la nation isolée qui pèse peu est la forme la mieux adaptée aux enjeux sociaux économiques, politiques, militaires que la mondialisation a fait surgir et si les nations ne sont pas des formations sociales, économiques, historiques, culturelles devenues obsolètes. Si c'est le cas, doit-on les remplacer par de nouvelles constructions ? La Marque nation va-t-elle se restructurer, se recomposer ? Sous quelle forme et dans quel cadre ce projet se développera-t-il ? Sera-t-il basé sur les valeurs, les identités, ou bien encore l'économie ? Le projet s’il doit être collectif sera-t-il encore national ? La souveraineté de la Marque nation conservera-t-elle dès lors tous ses pouvoirs ?

(1) Bien que la langue change l'identité demeure.

(2) "L'héroïsme s'invente des causes et dissimule l'orgueil et la vanité sous le sacrifice. Les 'causes' sont les paravents de la vanité" Chantal Delsol : L'âge du renoncement, éditions Cerf.

(3) L'histoire est une construction agencée de manière différente selon les historiens. Elle se constitue autour de lieux de mémoire qui sont autant de lieux mythologiques qui composent les identités des Marques nation.

(4) Les bases historiques, politiques et géographiques sur lesquelles repose le développement de l’identité de la Marque France:
Ci-après un choix personnel parmi les événements qui me semblent fondateurs de la Marque France. Cette compilation est le fruit de la consultation de plusieurs ouvrages dont le dictionnaire de l'histoire "Le petit Mourre", de Wikipédia ainsi que de nombreuses notes prises lors d'émissions de radio enregistrées. Il aurait été intéressant de compléter cette présentation, d'ouvrages littéraires, philosophiques, de films, peintures, musique, chansons qui façonnent l'image de la Marque France dans les esprits et dans les coeurs.
L'occupation humaine du territoire français est fort ancienne. Aux groupes présents depuis le Paléolithique et le Néolithique sont venues s'ajouter, jusqu'au premier millénaire, des vagues de peuplement successives composées de Celtes, de peuples germains Francs, Wisigoths, Alamans, Ostrogoths, Burgondes et de Scandinaves.
Le nom de la France est issu d'un peuple germanique, les Francs, attesté dès le IIIe siècle sur la rive inférieure droite du Rhin. Leur roi Clovis, puis ses fils, conquirent, entre 481 et 535, presque toute l'ancienne province romaine de Gaule, et au-delà, c'est-à-dire une grande partie du territoire de la France actuelle.
Seconde moitié du Ve siècle – Les historiens commencent à désigner la Gaule comme la Francie ou la France à partir du baptême de Clovis Ier et de Clotilde.
Pour « la-marque.com » la construction de la nation française commence avec la féodalité. A cette époque, vous en conviendrez, la démocratie n’existait pas, ni le français d’ailleurs, en tant que langue unique. Les frontières fluctuaient au gré des guerres et des mariages, on les traversait sans passeport. Les rapports étaient ceux du vassal à son seigneur et des luttes multiples entre seigneuries. Le pouvoir religieux était puissant voire prépondérant...
987-996 Hugues Capet roi des Francs, fut le premier souverain de la dynastie capétienne. À partir du début du second millénaire, c'est la monarchie capétienne qui construit l'unité territoriale du royaume de France.
Le régime social et politique de la féodalité s’étend du IXe au XIIIe siècle. Ses vestiges s’étendent jusqu’à la révolution de 1789. Parmi les caractéristiques de cette période on peut citer : la vassalité, (les liens de dépendance d’homme à homme), les seigneuries multiples, le pouvoir et la puissance religieuse, les mariages d’alliance.
1180-1223 – Le règne de Philippe Auguste met en lumière les traits particuliers de la formation de l’unité française : oeuvre essentiellement royale, scellée progressivement, en dépit de longues résistances, par une politique de centralisation monarchique assez ferme pour déposséder peu à peu des responsabilités politiques la grande noblesse locale, mais assez souple aussi pour maintenir une diversité de coutumes, de franchises, de privilèges, où les particularismes régionaux et communaux pouvaient trouver compensation.
Ce serait au XIIIe siècle que le roi des Francs se dirait officiellement roi de France et que les grands officiers du roi se titreraient peu à peu de "France".
Si le nom de France ne fut employé de façon officielle qu'à partir de 1190 environ, quand la chancellerie du roi Philippe Auguste a commencé à employer le terme de rex Franciæ (roi de France) à la place de rex Francorum (roi des Francs) pour désigner le souverain, le mot était déjà couramment employé pour désigner un territoire plus ou moins bien défini. Ce terme de « France » fait suite à celui de « Francie occidentale », officialisé au traité de Verdun en 843 pour désigner la partie occidentale de l'empire carolingien, suite à son morcellement. Dès juin 1205, le territoire est désigné dans les chartes sous le nom de regnum Franciæ, c’est-à-dire royaume de France.
1302 – Désireux de consacrer d’une manière solennelle l’unité de la nation autour de lui, Philippe le Bel convoque pour la première fois les Etats généraux. En ce début de XIVe siècle, la France apparaît comme le champion de la politique « moderne », fondée sur la séparation du temporel et du spirituel. La notion d’hégémonie française se substitue à celle de l’empire chrétien.
1337-1453
– La guerre de Cent ans qui opposa la France à l’Angleterre contribua à définir le visage de ces deux nations. L’Angleterre ne possède plus dès-lors que Calais qu’elle conservera jusqu’en 1558.
Le développement de l’Etat moderne se fit en France, contrairement à ce qui se produisit en Angleterre, sur le mode d’une centralisation toujours accrue (voire par la suite : Louis XIV et l’opposition des Jacobins aux Girondins durant la révolution de 1789). La libération de la France avait été essentiellement l’oeuvre du roi, d’une fille du peuple comme Jeanne d’Arc, d’un bourgeois comme Jacques Coeur, le « grand argentier » de Charles VII.
1523/1527 – Sous François Ier, le domaine royal coïncidait presque au territoire français actuel.
1539 – L'ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue administrative et non plus le latin.
1598 – Avec l'’édit de Nantes signé par Henri IV c'est la première fois qu’un Etat en Europe occidentale établit un régime authentique de tolérance fondé non pas sur l’arbitraire de prince imposant leur propre religion à leurs sujets mais sur le respect mutuel dans un même Etat des croyances d’autrui.
1638-1715Louis XIV, point culminant de la dynastie capétienne, « un roi absolument maître dans son royaume ». Sous le règne de Louis XIV, la France conquiert la Haute-Alsace, Metz, Toul, Verdun, le Roussillon, l'Artois, la Flandre française, Cambrai, la Franche-Comté, la Sarre, le Hainaut et la Basse-Alsace.
Dernier quart du XVIIe et XVIIIeLe siècle des Lumières, un siècle éclairé par la lumière métaphorique des connaissances et non par l’illumination divine.
1715 – John Law : création du papier monnaie sous Philippe d’Orléans le Régent
1724 – Création de la Bourse de Paris
1763 – Fin du premier empire colonial français, le traité de Paris met fin à la guerre de sept ans entre la France et la Grande-Bretagne
1776 – Création de la Caisse d’escompte, elle est considérée comme l'ancêtre de la Banque de France, de la direction du Trésor et de la Caisse des dépôts et consignations. Elle n'avait cependant pas pouvoir de battre monnaie. La Caisse d'escompte a permis de lancer une politique d'emprunts publics à l'époque où l'armée et l'industrie se modernisaient.
17 juin 1789« Le tiers état se constitue en Assemblée nationale, décidant provisoirement, par un premier décret, la perception des impôts et le service de la dette publique. C'est l'acte de naissance politique de la nation. »
1789La France est divisée en 83 départements
La théorie politique et géographique délimite les frontières naturelles de la France au Rhin, à l'océan, aux Pyrénées et aux Alpes.
1792 – La nouvelle assemblée, la Convention déclare la royauté abolie et proclame la République.
Bonaparte place l’Etat au-dessus des partis avec des préfets représentants de l’Etat à la tête de chaque département.
1795 La Marseillaise est décrétée hymne national le 14 juillet 1795. Les six premiers couplets avaient été écrits par Rouget de Lisle en 1792
La période révolutionnaire aura achevé l'unité administrative et politique de la France
1800 – Création de la Banque de France. Napoléon Bonaparte en 1803, lui confère le monopole d'émission des billets de banque. La Banque de France était une banque privée (200 actionnaires, appartenant aux 200 plus riches familles de France).
1802 – Création des lycées.
1803Création du franc germinal (la loi du 7 janvier 1795 permet l'émission des premiers assignats libellés en francs).
1804 – Code civil ou Code Napoléon : égalité devant la loi, liberté religieuse, garantie de la propriété individuelle... puis vient au cours du temps la possibilité donnée aux associations et syndicats de se constituer librement (loi Waldeck-Rousseau de 1884 et loi sur les associations de 1901). Emergeront alors conventions collectives, un droit foncier pour le voisinage (copropriétés) et l'aménagement (droit rural et droit de l'urbanisme). Il participe au rayonnement de la France dans le monde.
1808 – Création de l’Université impériale, un corps chargé exclusivement de l'enseignement et de l'éducation publiques dans tout l'Empire. Le texte prévoit six ordres d'écoles : les facultés (théologie, droit, médecine, lettres, sciences) ; les lycées ; les collèges ; les institutions ; les pensionnats ; les « petites écoles » (primaire).
Le nationalisme qui émerge au XVIIIe siècle (sans pour autant porter ce nom) dans la bourgeoisie, intellectuelle, commerçante et pré-industrielle, pour s'étendre progressivement à l'ensemble de la population (ou presque) a été renforcé par le système politique démocratique, la création d'une école gratuite laïque et obligatoire par Jules Ferry à la fin du XIXe siècle, l'instauration du service militaire, et entretenu par la création de divers symboles républicains, régulièrement mis en avant, comme le drapeau français, la Marianne et la Marseillaise.
1848 – L’Assemblée nationale confie l’exécutif à un président de la République élu au suffrage universel masculin.
1860 – Rattachement du comté de Nice et de la Savoie à la France.
La période contemporaine est marquée par des efforts d'unification linguistique et culturelle ainsi que par une immigration en provenance d'Europe, d'Afrique et d'Asie.
1905 – La laïcité, séparation des Eglises et de l'Etat
1944/45 – Le droit de vote est accordé aux femmes en France...

Liste exhaustive des colonies françaises au cours de l'Histoire

Point of view

Quotations

Mise en ligne depuis août 2004 - On line since August 2004 I
Dedicace I Contact