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Introduction

Properties of commercial, political and religious brands

The "Nation brand"

Caractéristiques des consommateurs

Logos of the Brands of French political parties

Distribution of shareholders of Brands...

When Public services become a commercial Brand

Ten countries' emblems

National mottos

Commercial Brands' tag lines

The Brand - Some words to say it

The Brand: a substance, a phenomenon...

Brands: Autonomy and man's freedom

The Brand of uncertanty

Comprehension and validity of Brand language

Choosing one's language : brand or products

The Brand and its perennial nature

"Branding" of the distributors

The projected image of a Brand

The Brand's colours, sounds, smells, tastes and feel

The Brand and sustainable development

Exchange between commercial and ONG Brands in a globalised democratic world

Branded molecules and generic medecine

Brands and "naming"

Advergaming, play with Brands

Advertainment, a way for telling the story of a brand

The tandem - Brand and stars

Dernière mise à jour : 6 août 2015

La modernité, l’Etat nation et le marché

La modernité est constante, compulsive, ses formes se modifient rapidement, elle produit peu de structure durable ou persistante.
Elle bouleverse la hiérarchie des valeurs qui pour certaines d'entre elles révèlent des aspects menaçants pour un marché qui se veut adaptatif. A la durabilité, aux traditions, la modernité préfère le temporaire, le flexible, l’immédiat.

Effritement, désarticulation et désintégration structurels de l'Etat nation

Le pouvoir détenu en France depuis le XIXe par l'Etat nation, faiblit. Il quitte l’Etat nation pour se réfugier dans le marché et les Marques. L’influence de l’Etat se réduit, le contrôle et la maîtrise totale lui deviennent impossible. La nation, quant à elle, se dissout peu à peu dans la mondialisation et les communautarismes.

Un rythme lent associé à des processus complexes rendent l'adaptation des Marques nation difficile

Le champs politique fonctionne sur la base des Etats nations nés il y a deux siècles. Nos cadres institutionnels reflètent pour partie les équilibres politiques et économiques des années 50 du XXe siècle. Les moyens politiques comme la représentation parlementaire ainsi que le gouvernement territorial, sous-pression de mondialisation interconnectée comprennent mal la société, la réforment peu et peine à arraisonner le pouvoir et la puissance des Marques commerciales et religieuses.
Ci-après suivent quelques raisons qui rendent difficile l'adaption des Marques nation :
– La multiplicité des acteurs de la démocratie participative (associations, organisations mondiales, fonds, fondations...) superposée aux institutions locales, départementales, régionales, nationales, européennes, mondiales complexifie la gestion et le contrôle pour aboutir à des prises de décisions contradictoires, difficilement applicables, voire parfois inefficaces.
– La mondialisation qui vit au rythme de la communication instantanée tandis que les gouvernements des nations vivent au rythme de la démocratie soumise aux cycles électoraux.
Les Marques nation s'inscrivent dans un temps long alors que les responsabilités des chefs d'Etat, des gouvernements et des PDG se déroulent dans un temps court ce qui se traduit par des "cycles courts de la pensée*".
– Les questions comme la santé, le commerce, la monnaie, le travail, l'environnement sont traîtées indépendamment les unes des autres par des organismes différents sans qu'elles fassent l'objet d'une analyse systémique à l'échelle mondiale, or, toutes ces dimensions de l'activité humaine sont imbriquées les unes dans les autres.

Vers quels nouveaux modèles nous acheminons-nous ?

Les périodes de ruptures technologiques modifient les mentalités, elles requièrent de penser en termes générationnels.
La démocratie globale qui fait écho à la globalisation des forces du marché engendre une uniformisation. Elle s’accompagne d’un comportement humain prévisible, répétitif et routinier qui facilite le développement du marché.
La nation ne disparaît pas, mais la forme de son ancrage territorial souverain évolue vers une conscience planétaire pour laquelle les règles ne sont pas éditées. Après les Etats nations qui ont fait leurs preuves, est-ce aux coopérations régionales transfrontalières et aux organisations internationales de prendre le relais? On ne sait ce qu'il adviendra des valeurs européennes comme les droits de l’homme, la liberté individuelle, l’égalité des sexes… mais force est de constater qu'il est difficile de résoudre des problèmes de ressources naturelles, d'énergie, d'économie, de santé et d'environnement..., dans un monde ouvert avec des réponses uniquemement européennes, nationales ou locales.

* Klaus Schwab

Point of view

Quotations

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